Nous avons compris, en 2006 le système   qui permettait d'utiliser un générateur MHD impulsionnel ( fonctionnant   de 5 à 10 secondes, qui existe depuis un demi-siècle ), utilisé   pour vaporiser l'eau d'une nappe phréatique à proximité   d'une faille "transformante" pour en faire une arme sismique. C'est   une technologie relativement rustique, dont nous avons décrit les grandes   lignes, qui fait peur.

Réfléchissons. Ce système   pourrait parfaitement être appliqué au fond des mers. Modifier   un sous-marin en conséquence ne pose aucun problème technique.   Ce même sous-marin pourrait avoir une allure très "banalisée".   Les moteurs fusées utilisés, à propergol solide fonctionnent   très bien dans l'eau et sous pression. Trente bars correspondent à   300 mètres de profondeur. Il serait ainsi parfaitement possible de mettre   en oeuvre un générateur du type Pamir au voisinage d'une faille   et loin des côtes. Son fonctionnement ne serait pas détecté   en surface.

L'activité tectonique se prolonge   sous la mer. Prenons par exemple l'Islande. Elle est parcourue par une faille   orientée sud-sud ouest - Nord - nord est qui prolonge la faille de la   dorsale médio-océanique. Cette région du globe est le siège   de très fortes tensions tectonique. On pourrait dire qu'il serait relativement   facile de déclencher un séisme en Islande en agissant au voisinage   de la côte, en suivant le prolongement sous-marin de la faille. Avec les   dessins suivants j'ai essayé de montrer à quoi pourrait ressembler   un sous-marin déclencheur de séisme.

Mise en place d'une arme sismique à proximité   des côtes

Ajoutons qu'aux profondeurs envisagées   : cent, deux cent, trois cent mètres, la mise en oeuvre de plongeurs   autonomes sortant du sous-marin puis réintégrant une "chambre   de saturation" ne pose aucun problème. De telles interventions sont   courantes à proximité des plate-formes pétrolières   off shore. Nous découvrons ainsi une nouvelle forme de guerre discrete   ( "silent war" ) où affaiblir un adversaire peut consister   à créer chez lui des "phénomènes naturels"   qui pourraient, avec des moyens étonnement modestes, créer chez   lui des effets destructeurs, à grande distance, et même en différé.   Quitte à proposer ensuite son "'aide humanitaire", opération   permettant éventuellement de reprendre un pays complètement en   main.

Tout cela a l'air tellement simple et   logique qu'on peut réellement se demander si cela n'aurait pas déjà   été mis en oeuvre.